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Article 3 – Comment obtenir une ACV
réglementaire avec la RE2020 ?

Depuis la signature des accords de Paris en 2015 lors de la COP21, l’État s’est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050. C’est pour cette raison que la RE2020 a été statuée pour janvier 2022.
Le but est d’accompagner le secteur du bâtiment dans une transition écologique de 2022 à 2031. Or contrairement à la RT2012, la nouvelle réglementation s’appuie non seulement sur l’optimisation thermique des bâtiments, mais aussi sur le confort de vie des usagers et l’impact environnemental du projet. Pour ce dernier, il est nécessaire de réaliser une Analyse de Cycle de Vie (dite ACV) pour toute construction de maison individuelle.
Pour mettre en place cette méthode, vous avez la possibilité de faire appel à un bureau d’étude mais vous pouvez aussi la faire vous même à l’aide d’un logiciel adapté. Cet article a pour but d’éclaircir le flou autour de la méthode de calcul.

C’est quoi l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) d’un bâtiment ?

Comme son nom l’indique, le but de l’ACV est de faire l’inventaire des impacts environnementaux sur tout le cycle de vie du bâtiment, elle prend en compte :
  • L’extraction des matières premières,
  • Leur transformation et acheminement sur chantier,
  • Le chantier,
  • La phase d’usage du bâtiment
  • Et enfin la fin de vie du bâtiment (réemploi, recyclage, mise en décharge, …)
Il est commun de penser au rejet carbone (associé au rejet de gaz à effet de serre) dès que l’on entend parler d’environnement, or il ne faut pas se restreindre à un seul indicateur pour avoir une vision globale du sujet. Dans l’étude, on prend en compte une trentaine d’indicateurs environnementaux comme la pollution de l’air ou l’appauvrissement de la couche d’ozone.
contributeurs

Le duel ACV statique VS ACV dynamique

Pourtant, un débat subsiste sur l’ACV réglementaire, tandis que l’expérimentation E+C- favorise l’utilisation de la méthode d’ACV statique, il a été annoncé que pour valider la nouvelle certification le calcul serait basé sur une approche dynamique.
La différence entre ces deux procédés se situe dans la temporalisation de l’impact. En d’autres termes pour une étude statique on considère que les émissions ont le même poids peu importe le moment où elles sont émises (production des matériaux, chantier, fin de vie, etc.). Alors que pour un calcul dynamique, le poids de ces mêmes émissions est plus important au moment de la construction et diminue tout au long du cycle de vie. L’intérêt de cette méthode est de donner plus d’importance aux émissions de GES immédiates plutôt que futures, car les efforts de diminution des émissions doivent être fait en urgence afin de ne pas dépasser les +2°C en 2050.
Ce changement a pour conséquence de défavoriser les constructions en béton au profit de celles en bois ou matériaux biosourcés (dont l’émission se situe en majorité en fin de vie). Soyez vigilants, le but de la RE2020 n’est pas de systématiser les constructions bois, qui n’est pas une solution pérenne vue que les émissions captées pendant la phase d’usage du matériau sont entièrement restituées en fin de vie, mais d’encourager les conceptions en mix de matériaux !
ACV Statique (VS ACV dynamique

Faire une ACV conforme à la RE2020 pour la construction d’une maison individuelle

Rentrons dans le vif du sujet, la première étape du calcul sera de découper la parcelle suivant un certain « zonage ». La première échelle se décrit d’un point de vue du bâtiment, dans le cas d’une ACV pour une maison individuelle, il n’y en a donc qu’un. Puis on précise l’étude en les divisant en « entité programmatique » (habitation, bureau, restaurant, hôtel, etc.…), pour un hôtel-restaurant le zonage se compose d’un bâtiment comprenant 2 entités programmatiques (hôtel/restaurant).
Pour chacune de ces zones, l’étude est séparée en 4 contributeurs afin de couvrir l’intégralité des impacts du projet :

– Le contributeur Produits de Construction et Equipements (PCE), qui explicite tous les matériaux et équipements techniques qui composent le bâtiment, eux-mêmes associés à des fiches environnementales – issues de la base de données française de référence (INIES) qui a été rédigée avec la collaboration de nombreux acteurs de la construction composée des déclarations environnementales et sanitaires des produits, équipements et services pour l’évaluation de la performance des ouvrages. Ce contributeur est découpé en lots et sous-lots réglementaires, permettant d’évaluer l’impact des produits de construction en fonction de leur catégorie.

– Le contributeur Consommation d’énergie prévoit les dépenses énergétiques durant la phase d’usage. Il est obtenu par une étude thermique.

– Le contributeur Consommation d’eau anticipe l’usage et les rejets d’eau. Il se définit à l’aide de fiches INIES.

– Le contributeur Chantier mesure l’impact du chantier, en considérant la consommation d’eau, l’utilisation d’engins de chantier, les transports des ouvriers, etc.

À partir de toutes ces informations, un logiciel de calcul d’ACV est capable de déterminer si votre projet est conforme à la réglementation. C’est dans cette démarche qu’AGLO s’engage à vous accompagner !

ACV Statique (2)

Justine Pellegrino

Ingénieur en génie environnemental

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